Muriel Meunier

Muriel Meunier est un auteur local, que j’ai découvert par le bouche à oreille, Untel connaissait Unetelle qui était la voisine de Madame Meunier qui écrit des livres… et voilà comment à l’âge de dix ans je me retrouve avec Les Loufs dans les mains.

Habitante de la célèbre ville de Bolbec à une époque – et je crois que c’est là que nous nous sommes croisées alors que je portais encore des couches – elle a migré vers la Basse-Normandie où elle continue à écrire. Normande qui se respecte, elle aime mettre en avant des personnages typiques, que vous ne trouverez sûrement pas ailleurs. Elle décrit des lieux d’un point de vue tant esthétique qu’historique, et ravira quiconque aime les livres relatant des époques oubliées, des personnages à la fois simples par leur mode de vie, et complexes par leurs états d’âme. Le polar fait petit à petit son apparition dans sa bibliographie, pour le plaisir des amateurs du genre.

Les Loufs ou la vie à l’envers est le premier livre que j’ai tenté de lire à tout juste dix ans, et même si j’aimais déjà énormément la lecture, il était sans doute un peu tôt pour lire ces romans. J’ai retenté l’expérience un peur plus tard, et c’est à quatorze ans que j’ai pû comprendre les enjeux de cette histoire. Une ado complètement paumée part à la recherche d’un jeune homme disparu, histoire de penser à autre chose qu’à sa vie triste et morne. Les péripéties de cette nana et de ses nouveaux amis se déroulent au Havre, je me sentais on ne peut plus proche de l’héroïne. Mais les années ont passé et je réalise ce que ce livre, tant une critique sociale qu’une histoire d’amour entre ados, n’est pas le meilleur de l’auteur.

J’ai dévoré Enain des Pommiers, le normand, il y a quelques années. Impossible de mettre la main dessus pour le relire avant d’écrire cet article, mais quoiqu’il en soit, il avait laissé sa trace dans ma bibliothèque. C’est le premier livre que j’ai lu où les dialogues étaient quasiment écris en phonétique. Hé oui, je ne suis pas sûre qu’il y ait de réelles règles d’orthographe et de grammaire pour écrire en cauchois. Ceci dit, il n’a pas été plus difficile à lire qu’un autre, et à chaque page que je tournais j’arrivais à mettre un nom sur ces lieux si habilement décrits, sur ces situations, car ils sont on ne peut plus réalistes. J’ai l’impression que ce livre décrit des voisins, ou même des grands oncles, le mec qui vient presser le cidre chez mon père ou encore la vieille de la rue un peu acariâtre, connue pour pratiquer la protection par patte-de-lapin-posée-sur-le-fêtage-de-la-maison.

Quoi qu’il en soit, même si Muriel Meunier n’est ni philosphe, ni grand écrivain fantastique, qu’elle n’a pas connu l’Académie Française et qu’elle rédige des nouvelles pour Maxi, elle a un lectorat fidèle qui apprécie ce qu’elle fait. Un recueil de ces fameuses nouvelles policières humoristiques doit voir le jour cet été, et son activité de biographe commence à se faire connaître. Je lui souhaite autant de plaisir dans ce qu’elle fait, qu’à vous en lisant ses livres si jamais cela vous tente.

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