« One Direction » mania

« – Tu te rends compte que même le plus vieux du groupe, il est plus jeune que nous ?

– …

– Oui, enfin, tu m’diras, Adèle aussi.

– Sauf que Adèle, elle a du talent. »

Ce matin, en twittant, je farfouille un peu et regarde d’un oeil distrait les tendances mondiales du moment. « Harry and Lux ». Mais Kézako ? En fait, il s’agit d’un bébé et d’un ado. Que nenni, pas de fait divers de pédophilie, mais simplement… les One Direction. Semblerait qu’un des membres du boys band ait un gamin ou un mouflet dans sa famille, et que quand il le prend en photo avec le « Harry » du groupe, cela crée une émeute. Enfin, une émeute virtuelle. Demain, la moitié des fans du groupe, âgée de 12 à 16 ans pour la plupart, aura arrêté la pilule contraceptive afin elle aussi d’avoir un bébé. Lu ce matin sur Twitter : « C’est trop choùuuuww *_* ça me donne enviie d’avoir un beybey uhuh -_-‘ « .

Bref, entre les One Direction et moi, il y a quelque chose qui ne passe pas. Le côté hyper médiatisé de ces ados surjoués à peine plus poilu qu’un bébé encore plein de placenta, ça me fait tout drôle. Au moins, Adel des 2be3, il avait du poil aux pattes. A l’époque, on savait de qui on était fan, on préférait les hommes virils et assumés. Je suis pas vieille, le prouvent mes références, mais j’ai du mal à me dire que les jeunettes de nos jours arrivent à être fans de mecs qui… ont le même âge qu’elles. Pour en revenir à la comparaison avec Adèle qui est née en 1991 si je ne me trompe pas, je dois rappeler un élément important de ce billet : je ne parle en aucun cas ici du talent des One Direction, puisque je n’ai jamais entendu – consciemment – un seul de leurs morceaux, mais bien de leur âge et de leur style. Adèle n’a rien à prouver, sont style n’est pas surjoué, son âge n’est qu’un détail face à la puissance de sa voix et la grandeur de son art.

L’aspect physique joue pour moi beaucoup. Ca se la joue dandy, ça porte des slims rouges passés et des bretelles à rayures… Vous m’direz qu’en France on a bien Julien Doré pour jouer ce jeu-là, mais je parierais que les One Direction n’ont pas embauché une poule, la castafiore et un poney rien que pour un clip. Cycle des modes vestimentaires oblige, ça donne l’air sérieux d’avoir un style bien à soi – quoiqu’en ce moment, c’est un peu le style de tout le monde justement -, ça (leur) donne l’impression qu’ils ont étudié la musique pendant des années, qu’ils ont de la bouteille. Mais, à 18 ou 20 ans, est-ce qu’on peut vraiment essayer de la jouer « je suis porteur du style Warrhol et Dali combiné » quand on a même pas atteint un âge assez raisonnable pour s’assurer qu’on aime vraiment pas les épinards ?

Et dans le style, ce qui me pose surtout un problème, c’est les cheveux. Y’en a un qui me fait penser à un certain cuisinier qu’on a vu pendant quelques semaines sur M6. Si, si, je suis sûre que vous voyez de qui je veux parler… Coiffeur en taule, ou simplement grève de la tondeuse, une touffe de cheveux pareille ça devrait pas exister. On devrait obliger ces hommes-là à s’installer au dernier rang au cinéma.

Cela dit,  au delà du phénomène mondial multicanal qu’ils représentent, je ne me permettrais pas de juger de leur travail « artistique ». Quoique l’aspect imposé de leur groupe par l’émission X-factor me dérange un peu, on va dire que s’il s’agit de cinq supers talents qui ont été réunis, c’est peut-être bien, finalement…

Kaa’

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Hellfest – ou Hellfesses, à vous de voir.

Le Hellfest, à première vue, c’est un peu l’Enfer. Pas pour les artistes ni pour les habitués, mais pour les non-initiés comme moi, ça peut faire peur. Et puis en fait non. Il y a juste des gens qui montrent leurs fesses, qui portent des chapeaux de cow-boy, et des groupes de métal-punk-hardcore-rock’n’roll baby’ ! L’Enfer, en fait, c’est uniquement pour tous les participants, le lendemain du dernier jour, quand ils se réveillent la bouche pâteuse.

Une collègue, mais néanmoins amie, m’a parlé de ce festival que je connais point assez récemment, parce qu’elle s’y rend cette année. Ca se déroule apparemment à la campagne, à Clisson, ville de l’ail et de l’oignon. Autant dire que là-bas, il doit tellement rien se passer le reste de l’année, que même le petit vieux – et son patois incompréhensible – est heureux de recevoir une bande de jeunes qui profitent de la vie, même s’ils ont des têtes bizarres pour la plupart. Même les superettes en font leur business, ils ont jamais autant vendu de Heineken et de Citadelle que ces jours-là.

Je n’adhère pas du tout aux styles musicaux présentés par les différents artistes. En même temps, j’adhère à rien musicalement parlant, je laisse passer les hits à la radio et les clips à la télé, sans pour autant les adorer ou les haïr. Mais pourtant, ça me fait marrer de voir tous ces gens, sans âge, sans classe sociale, sans appartenance ethnique. Juste des gros fans de musique de bourrin, qui se réunissent pendant quelques jours autour d’un même trip, d’une même passion.

J’aime pas particulièrement cet univers, mais j’suis curieuse de nature, j’aime bien apprendre des choses, découvrir des nouveautés. Alors, du coup, c’était obligatoire que je me penche là-dessus, juste pour le plaisir des yeux – je ne dirais pas « plaisir des oreilles » puisque 1. je n’aime pas ce style musical et 2. j’ai pas le son sur mon pc.

En espérant ouvrir un peu les yeux à certains, éveiller de la curiosité ou même du dégoût, bon mattage de vidéo ! Vous pourrez certainement en trouver plein d’autres sur le net d’ailleurs 😉

Kaa’

Lady Gaga

En zappant devant la télévison ce soir, je suis tombée par hasard sur une interview de Lady Gaga dans Sept à Huit, sur TF1.

Harnachée dans un ensemble cousu de fil doré, lunettes noires et coiffure stylisée au possible, elle nous livre son point de vue sur sa carrière, ses fans et son univers. J’ai eu beaucoup de mal à adhérer à son style au début, notamment après le clip de Poker Face qui avait fait un carton. La demoiselle est bien foutue, surmaquillée, blonde platine, et pas toujours très habillée. Son morceau fait un carton, et mon homme n’a d’yeux que pour elle, aussi. Alors je me dis qu’elle n’est qu’une de ces pin-up dont on entendra plus parler l’année suivante.

Il faut croire qu’à ce moment je m’étais bien trompée sur elle, elle semble être une très grande artiste. Ses clips et son style affichent la couleur : elle choque et elle le sait. Comme elle le dit si bien, elle souhaite représenter chaque personne qui aimerait se reconnaître en elle, de l’hétéro fan de house au transgenre, en passant par les homosexuels et les lesbiennes. Elle prône la diversité et la tolérance, notamment en ce qui concerne la sexualité. Son message à son milliard de fans – nombre de personnes ayant visionné ses vidéos sur internet, dixit le journaliste : « Aimez vous vous-même, aimez vous comme vous êtes. Vous êtes parfaits, puisque c’est de cette façon que Dieu vous a créés, et Dieu ne fait jamais d’erreur. » J’approuve autant le début de cette réplique que je n’en tolère pas la fin. Si Dieu existe, il a laissé courir la peste, le choléra, le sida et tout un tas de saloperies, si ce n’est pas une erreur ça ? En tout cas, aimez-vous, ça c’est certain ! On est jamais mieux servi que par soi-même, comme dit le dicton.

Comme le fait remarquer le journaliste toujours dans la même interview, aucun paparazzi n’a jamais réussi à lui voler d’image sans ses terribles coiffes et ses lunettes noires. Sa réponse : « Mes déguisements, c’est la vérité« . Elle rétorque alors qu’elle contrôle parfaitement les médias, qu’elle vit avec eux, elle semble décortiquer la presse people et les journalistes de telle manière qu’elle peut prévoir leurs réactions aussi bien que le temps qu’il fera demain. L’artiste est consciente qu’elle peut tomber du jour au lendemain de très haut à cause des médias, mais elle est optimiste. A travers cette totale maîtrise d’elle-même, elle souhaite être le porte-drapeau du féminisme et de la libération sexuelle du vingt et unième siècle, mais refuse qu’on la surnomme « la Nouvelle Madonna », qui ne pourra jamais être égalée d’après elle.

Impossible de dire combien de temps elle restera aussi haut dans les classements, si son style changera ou non, et si elle sombrera à la Amy Winehouse ou non. En tout cas, artistiquement elle a de grands projets et ses idoles en sont la preuve : Bowie, Warhol, Jagger, Madonna… Elle est de plus une prodige du piano : elle sait en jouer avant de savoir lire et compose ses premiers morceaux à l’âge de treize ans. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’elle marquera la branche pop de cette décennie, et il n’est pas difficile de l’admettre. Mais il n’est pas difficile non plus d’arriver à cette simple constatation : Lady Gaga, sainte portant fièrement le string, dit contrôler parfaitement les médias et son image, alors qui nous dit que le mec de chez TF1 n’a pas été aussi dupé que les autres ?

Clip Poker Face

Clip Just Dance

Clip Beautiful, Dirty, Rich